02/16/17

Oser, malgré la peur?

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«Je passe mon temps à faire ce que je ne sais pas faire, pour apprendre à le faire» (-Pablo Picasso)

Contrairement à Picasso qui avouait passer son temps à faire ce qu’il ne savait pas faire, histoire d’apprendre à le faire (n’est-ce pas logique?), j’ai pour ma part le sentiment de passer une grande partie de ma vie à comme m’excuser de savoir faire ce que je sais faire, d’être qui je suis.

Mais surtout, de ne pas assumer tout cela et, en quelques sortes, de banaliser mon travail. Un peu comme si celui-ci était sans valeur.

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02/15/17

Du pouvoir réactionnaire de la féminité

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Hier, je suis tombée sur un article de Libération qui, après m’avoir donné le sentiment d’être littéralement tombée de ma chaise, m’a portée à réfléchir…

L’histoire ?

Celle de Lucia Caram, une bonne sœur Dominicaine d’une cinquantaine d’années qui, dans un talk-show, «Chester in Love» sur la chaîne privée espagnole Cuatro, a osé vanter les mérites de la sexualité dans le couple. Celle-ci, partant pour démontrer son argumentaire du modèle de vie de couple tel que vécu et présenté par Joseph et Marie.

Bon d’accord, je l’avoue ! Le modèle «date» un peu mais on parle quand même d’une bonne sœur pour parler du sujet ! Nous lui pardonneront donc les exemples un peu désuets.

Bref !

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02/13/17

Les coulisses du blog, semaine 7: Cinq sources pour trouver des photos et images libres de droit pour alimenter un blogue

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Trouver de belles photos lorsque on alimente un blogue, c’est plus qu’un luxe ! Clairement une nécessité ! Et cela, même si nous sommes bien loin d’avoir nécessairement un budget du tonnerre pour s’en procurer !

Et, j’avoue que j’ai en ce qui me concerne toujours été particulièrement soucieuse de chercher des photos pour lesquelles il y avait un droit d’utilisation clair. Étant entendu qu’aucun artiste au monde n’apprécie vraiment de se faire voler son travail n’est-ce pas ? Et cela peu importe qu’on parle d’un artiste de la photo, de la musique, de l’écrit ou de quelque autre domaine que ce soit.

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02/9/17

Pages féminines d’un autre temps…La femme qu’on ne doit pas épouser

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Lire de vieux journaux, ça a toujours cet effet de faire ma journée ! Ici, dans Le Petit journal du 13 février 1955, l’un des «meilleurs psychologues français» met en garde les hommes sur les cinq types de femmes qu’ils ne doivent jamais, au grand jamais, épouser….

J’adore le point 3 !

*****

La femme qu’on ne doit pas épouser

Un des meilleurs psychologues français, qui est en même temps (ce qui ne gâte rien) un homme d’esprit, vient d’établir la liste des femmes que l’on peut parfois fréquenter, mais dont il est sage…de ne point demander la main.

  1. La femme-enfant, celle qui toute sa vie, jouera à la petite fille. Elle est charmante au début. Elle amuse, elle donne l’illusion que la jeunesse durera toujours. Mais elle devient bientôt crispante, s’avère incapable de tenir une maison, ou ses caprices et ses enfantillages déchaînent des drames.
  2. La femme-qui-a-soin-de-sa-beauté.  Il peut être flatteur de sortir au bras d’une femme bichonnée, maquillée, peinturlurée. Mais combien cher l’homme paie cette satisfaction d’amour-propre! Tout son temps, Madame le passe devant son miroir; tout son souci est pour elle-même, pour sa ligne, sa cellulite. Elle ne quitte guère sa salle de bains. Alors…on fait le ménage soi-même et l’on mange des conserves du début à la fin de l’année.
  3. La femme d’un autre milieu. Un bon jeune mécanicien a épousé une femme-peintre cubiste. Au bout de six mois de ménage, il était fou. Il n’est pas nécessaire d’en dire davantage, ne croyez-vous pas? Cet exemple se suffit à lui-même.
  4. La grande nerveuse.  Celle-là semble avoir un marché passé en sous-mains avec le marchand de porcelaine, car dans l’appartement, vole la vaisselle. Et, la vaisselle épuisée, tout est bon pour sa rage de destruction. Les voisins s’amusent bien. Mais le mari…beaucoup moins.
  5. L’adjudante. La femme qui porte la culotte, qui exige le versement intégral des appointements, qui impose de marcher avec des «patins» sur des parquets cirés, qui fait pivoter son époux comme un toton. Oh! avec elle, l,a maison est bien tenue…on se sent chez-vous…comme à la caserne. Vivement la classe!

À part ces quelques exemples, on peut en somme épouser n’importe quelle femme. L’ennui, pour tenir compte des conseils de notre psychologue, c’est qu’on ne sait jamais ce qu’est exactement une femme qu’après l’avoir épousée. 

(Le Petit Journal, 13 février 1955, page 47)

02/7/17

Petit éloge du vide et de l’ignorance à l’ère de la sur-information et des fausses nouvelles

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Je ne sais pas trop si c’est la faute de l’hiver, qui, comme chaque année a cet art bien à lui de sembler un peu beige… Mais ces jours-ci, un peu comme la célèbre marmotte qui, le 2 février de chaque année sort la tête de son trou avant de décider si elle retournera se cacher, je ressens moi aussi cette envie soudaine et subite de retourner me terrer sous une couverture bien chaude.

À l’abri du monde

Je ne sais pas pour vous mais, depuis des semaines, je suis moi-même comme paralysée devant ce qui ressemble de plus en plus à une impossibilité totale. Celle de lire deux articles de file sans voir le nom de celui qui est maintenant à la tête des États-Unis (et que je refuse de nommer ici!). Et dont le caractère malsain semble maintenant devoir recouvrir un peu tout de son ombre malaisante et viciée.

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02/6/17

Les coulisses du blogue, semaine 6: Pourquoi je blogue?

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S’il y a une question à laquelle on néglige trop souvent de répondre lorsqu’on débute un blogue c’est à mon avis celle du «pourquoi?»

Et pourtant, c’est celle qui me semble être la plus pertinente à bien des égards tant elle nous sert de guide par la suite pour donner une personnalité qui soit unique à son blogue.

À ce titre, l’idée de mon blogue, comme je l’ai déjà raconté, est venu lors d’un souper de fille (un peu trop bien arrosé diront certains!). C’était quelque part en 2009 lors d’un souper partagé avec mon amie Karla. Toutes deux, en nous racontant les derniers revirements de nos vies, nous étions fait cette réflexion que parfois, nous avions ce sentiment d’être épiées. Un peu comme par ces caméras cachées qui à la télé nous filment dans des situations un peu chaotiques dans le but unique de faire rigoler les téléspectateurs….

Nous nous étions dit alors que si quelqu’un nous entendait parler toutes seules dans la rue, comme ça nous arrivait parfois, c’est clair, on nous aurait enfermées sur le champs ! Sans autre forme de procès  ! Et surtout, comme au Monopoly, sans passer par Go!

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02/4/17

Pages féminines d’un autre temps…Madame, faites entrer le bonheur chez-vous!

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Une pilule du bonheur ? Pourquoi pas ?

Mais en tombant sur ce vieil article du Photo-Journal du 11 février 1961, je me questionne…

Qu’est-ce que c’est supposé soigner ?

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MADAME…FAITES ENTRER LE BONHEUR DANS VOTRE MAISON!

Le bonheur du foyer dépend en grande partie de la femme. En dehors des multiples travaux ménagers qu’elle accomplit tous les jours, elle doit assurer aussi à ceux qui l’entourent une ambiance de détente et de bien-être. Mais la plupart des femmes sont sujettes à de nombreux malaises et il est parfois difficile de conserver sa bonne humeur lorsqu’on se sent nerveuse et fatiguée!

Les pilules Fémol sont alors tout indiquées pour remédier à ces inconvénients: composées d’extraits de plantes dont les qualités bienfaisantes sont reconnues, elles sont utilisées depuis plus de 40 ans par des milliers de femmes et de jeunes filles. Les pilules Fémol soulagent rapidement et efficacement et aident à retrouver gaieté et entrain.

De plus, ce produit purement végétal est peu coûteux. Il est donc à la portée de toutes les femmes soucieuses de leur santé et de l’harmonie de leur foyer. Les pilules Fémol sont en vente dans toutes les pharmacies, dans la boîte blanche et verte. N’acceptez pas de substituts.

(Photo-Journal, 11 février 1961)

02/3/17

La crise de la quarantaine: du simple mythe à l’envie irrépressible de se faire ermite

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Parfois, en lisant les articles de journaux, j’ai l’impression d’halluciner tant on présente comme exceptionnel…ce qui existe pourtant fort probablement depuis la nuit des temps!

Avec l’envie soudaine et irrépressible de demander au premier venu «Non  mais vraiment! Y a-t-il un pilote dans l’avion?»

Dans cet article de Slate ce matin, on raconte que – O surprise! – les femmes, tout comme les hommes, traverseraient elles aussi une ou des crises de la quarantaine !

Hum… La crise de la quarantaine, c’est que j’écris là dessus depuis presque 8 ans, que je me dis !! Et cela, même si je suis tout à fait consciente de n’avoir rien inventé du concept bien sur! L’article prenant justement la peine ici de rappeler que le terme a été, non pas inventé, mais plutôt théorisé par le psychologue Canadien Elliot Jacques en 1965… Et lui aussi, parions-le, était probablement déjà très conscient à l’époque qu’il n’inventait rien avec cette théorie !

Et pourtant, selon l’article concerné, on se retrouve à «découvrir» selon les points de vue adoptés que la crise de la quarantaine serait un mythe. Au pire, une fabulation, pure invention culturelle. Mais dans tous les cas, si on s’en remet au portrait qui en est tracé dans la majorité des comédies au cinéma (parce que bien sur, il y a lieu d’en rire! La fameuse «crise» étant en soi un cliché) cette crise serait bien sur la chasse gardée des hommes.

Mais bon ! Me voilà rassurée ce matin ! Je n’étais pas juste cinglée !

Visiblement!

Merci mon Dieu !

02/1/17

Les mots des autres…Simone de Beauvoir

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Qui pourrait affirmer sans rire que ces mots écrits il y a des décennies sont dépassés?

D’une pertinence troublante…

«N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. 

Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.»

(-Simone de Beauvoir)