Pages féminines d’un autre temps…Des vêtements pratiques, économiques mais surtout, élégants pour le ménage

Carte postale de ma collection personnelle

Ce n’est un secret pour personne sans doute que j’adore découvrir les vieux manuels destinés aux femmes d’une époque révolue…

Et Dieu merci que celle-ci le soit effectivement !

Récemment, j’ai ainsi mis la main sur l’une de ces «bibles»…. L’art ménager français, sous la direction de Paul Breton, commissaire général du salon des arts ménagers… et publié en 1952.

Dans ce passage, on découvre combien les tâches de la maison pouvaient relever de la plus haute importance…

Dieu que ça fait envie !!

*****

Les vêtements de travail de la maîtresse de maison

Les difficultés de la vie actuelle obligent les femmes à s’intéresser de plus près aux détails ménagers et dans la plupart des milieux à exécuter elles-mêmes les tâches les plus diverses qui s’imposent à une bonne maîtresse de maison.

Point n’est ici question d’étudier ces besognes, nous les mentionnerons seulement afin d’envisager le problème vêtement qui doit répondre à toutes leurs exigences. La maîtresse de maison est appelée suivant l’heure et les moments de la journée, même avec une aide domestique – ce concours pouvant faire défaut inopinément –  à battre ses tapis, dépoussiérer sa maison, exécuter des lavages, rincer une lessive, cuisiner, astiquer des casseroles, nettoyer des paillasses, laver un carrelage, des vitres, brosser des chaussures, descendre à la cave chercher du bois ou du charbon, dégermer des pommes de terre, faire les courses, etc., multiples tâches qu’on accomplit le matin afin de libérer les après-midi consacrés à la couture, au raccommodage, aux enfants le jeudi, aux achats dans des magasins, enfin à des obligations mondaines. Comme il est impossible de changer de tenue à chaque nouveau travail, quel sera donc le vêtement « omnibus » qui sera adopté pour la matinée?

Ce vêtement, comme d’ailleurs les sous-vêtements qui l’accompagnent doivent répondre à trois exigences:

  • Il sera pratique, c’est-à-dire qu’il ne sera pas salissant et au contraire facile à nettoyer ou à changer après des travaux pénibles qui ont exigé des efforts physiques: il sera simple, sans multiples ceintures et boutons, poches, qui risquent de s’accrocher, de provoquer des déchirures, donc nécessitant des réparations ou si celles-ci ne sont pas exécutées, donnant à la maîtresse de maison une apparence négligée; il sera commode, suffisamment large pour laisser de l’aisance, pas trop cependant pour en devenir incommode; il sera un bon protecteur ou du  moins s’adaptera à des compléments de protection; enfin il sera conçu de telle sorte qu’il conviendra à toutes les besognes;
  • Ce sera un vêtement économique: assez facile à confectionner soi-même ou bien d’un prix de confection très abordable. Il faut savoir calculer le prix d’un vêtement et savoir ce qui est le plus avantageux d’un vêtement acheté tout fait ou confectionné à la maison (achat du tissu, coupe, temps passé en essayage, rectification, couture, etc.) Le choix du tissu constituant ce vêtement aura son importance: de la nature du tissu dépendra le lavage (lessive et utilisation de produits caustiques):
  • Enfin, ce sera un vêtement élégant: une maîtresse de maison doit avoir le souci de l’élégance même dans les plus humbles tâches à accomplir. De très jeunes femmes, à condition d’être minces, pourront se permettre des vêtements de fantaisie: ainsi le port de la « salopette », sorte de combinaison de travail, adoptée par les femmes d’Outre-Atlantique, ne se justifie en France que pour une minorité de femmes, peu d’entre elles en effet pourront se présenter en cette tenue aux visiteurs du matin, employés des compagnies du gaz, de l’électricité, des eaux, sans se couvrir de ridicule. Le tact et le bon ton guideront la « fantaisie » dans le choix du costume ménager.

(-L’art ménager français, page 1135 et 1136, Flammarion, édition de 1952)

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