Pages féminines d’un autre temps….Miroir, miroir!

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TACHONS DE NOUS VOIR COMME LES AUTRES NOUS VOIENT


Interrogeons sérieusement notre miroir

Il ne faut pas accuser une femme d’être vaniteuse parce qu’elle a le souci de paraître en tout temps sous son aspect le plus flatteur. C’est un sentiment bien naturel et la coquetterie, quand elle reste dans les limites permises, est plutôt louable.

Seuls, les esprits mesquins, les personnes envieuses ou hypocrites, se flattent de mépriser toute coquetterie féminine. Il est évident que la personnalité, l’éducation, les hautes qualités morales suscitent l’admiration, mais il faut bien peu connaître la nature humaine pour nier que les avantages physiques sont très importants pour la femme.

On admire bien la beauté sous toutes ses formes. Une femme élégante, jolie, gracieuse, n’est-elle pas un chef-d’oeuvre, tout comme un tableau de maître? Mais la perfection est si rare, sur cette terre… Il faut souvent seconder la nature qui ne distribue pas ses dons avec une égale générosité à tous les êtres.

CULTIVONS LE CHARME

Le charme féminin, cette qualité si rare et si subtile, ne saurait être défini avec précision, car il est composé de mille petites nuances et donne à la personne qui le possède, et surtout la cultive, une séduction plus puissante encore que celle de la simple beauté plastique.

Le soin que nous devons apporter à notre apparence, les rues inoffensives que nous employons pour mettre en relief nos avantages ou estomper quelque imperfection, la minutieuse attention que nous accordons au choix de nos vêtements, tout cela n’est point de la vanité.

Il n’y a rien de plus pénible que de constater chez une femme, par ailleurs plaisante, le dédain de ce qui serait susceptible de rehausser son apparence. Les messieurs pardonnent rarement cette négligence, même s’ils affectent de ne pas s’en apercevoir!

Depuis le commencement des temps, les femmes ont toujours essayé de s’embellir et le miroir est vieux comme le monde. Le premier miroir fut sans doute l’eau d’un lac ou d’un ruisseau.

LE JEU SAVANT DES MIROIRS

Quoi qu’il en soit, nous sommes plus privilégiées sous que nos lointains ancêtres puisque nous possédons des miroirs perfectionnés. Mais il est bon de se rappeler, quand on se mire dans une glace, que l’on se voit rarement comme les autres nous voient. Tout d’abord, nous sommes enclines à l’indulgence et puis nous nous contentons souvent de nous examiner « de face » tandis que ceux qui nous rencontrent nous regarderont aussi de profil, de trois-quarts et de dos… Ils découvrent ainsi de petites fautes de goût auxquelles no us aurions pu apporter remède, si nous avions procédé à notre examen quotidien avec plus d’habileté.

Cela exige peut-être quelques minutes de plus. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas du temps perdu, je vous l’assure; nous n’hésitons pas à en gaspiller dans le courant d’une journée pour des motifs bien plus futiles.

Nous pouvons aisément réussir à nous voir sous plusieurs angles, tout comme les autres nous examinent, par l’emploi d’un miroir à trois faces. Celui-ci devrait avoir sa place dans le cabinet de toilette de toute femme élégante. À défaut de cet utile collaborateur, nous le remplaceront par deux miroirs, dont une glace à main.

L’usage d’une glace reflétant notre silhouette toute entière est une aide précieuse. Si la glace est plus petite, elle sera légèrement inclinée pour donner une meilleure réflection.  Elle nous permettra de vérifier si la couture de nos bas est droite, si notre jupe ne penche pas d’un côté, si l’ensemble de notre tenue ne présente aucun détail portant à la critique. En tournant sur nous-même et avec l’aide de la glace à main, l’examen sera efficace et rapide.

(Le Petit Journal, Dimanche 22 janvier 1933)

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