Pages féminines d’un autre temps…. Parlons mode, avril et les chapeaux

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La chronique de la mode par Janie 

Si nous parlions de chic?

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Il me semble que cela aurait, en avril un extraordinaire intérêt…Parlons donc de chic et par quoi commencer, sinon par celui, toujours nouveau des chapeaux.

Ah! Jeunes filles que vous êtes heureuses de pouvoir, grâce à la minceur et à la fraîcheur de votre joli visage, porter de ces exquis chapeaux de fleurs qui vont sans cesse en raffinant… Car nous avons décidément mis de côté les invraisemblables petites calottes de fleurs des premiers jours encore enneigés du printemps, pour adopter des chapeaux de fleurs qui ressemblent tout de même plus à des chapeaux que les précédents. Mais voilà l’écueil. C’est lorsqu’on n’a plus tout à fait vingt ans, ni même trente, sans être pourtant une vieille dame que ces chapeaux-là ne vont plus du tout. Il faut absolument, sous peine de ridicule – ce ridicule qui tue tout – les laisser aux très jeunes personnes, fleurs elles-mêmes.

UN MOYEN TERME

Est-ce à dire alors que la femme qui trotte allègrement vers la quarantaine ou qui l’a rejointe doive porter des chapeaux tristes, qu’aucune fleur ne vienne égayer ? Mais non, mais non. Seulement, il faut bien faire attention à ce que les fleurs ne viennent pas en contact direct avec le visage. Je m’explique. Les véritables chapeaux de fleurs, fait d’une touffe de roses, de gardénias, de violettes, etc…voient ces fleurs posées en touffes sur le bord même du chapeau qui n’est le plus souvent qu’une petite calotte ronde. Les fleurs semblent posées comme cela, à même sur la tête. C’est cet effet, très jeune qui n’est pas à recommander aux personnes qui nous occupent. Mais avec quel chic elles porteront des chapeaux de paille, canotiers ou formes plus travaillées garnies de bouquets ou de guirlandes de fleurs dissimulées dans le réseau d’une jolie voilette.

C’est un moyen terme qui permet à toutes de porter avec grâce une des plus jolies choses que la mode nous ait jamais offerte. Mais la mode est capricieuse! Elle, l’éternellement jeune, ne pense pas que pour nous mortelles, il n’en est pas de même… Il faut tricher avec elle, et croyez-moi, loin de nous blâmer, elle nous applaudit d’avoir eu l’esprit de ne pas tomber dans le piège qu’elle nous a subtilement tendu.

(Le Petit journal, dimanche 28 avril 1940, page 37)

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