Pages féminines d’un autres temps…Comme les esquimaux

Oh que ça fait envie !

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Ce qui se passe chez nos voisins du grand Nord

LA SOLUTION DU DIVORCE CHEZ LES ESQUIMAUX

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Ils sont fidèles à leur première épouse, qui demeure à l’iglou et participe au travail de l’époux, en mâchant ses bottes pour qu’elles soient plus flexibles

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La solution du grand problème du divorce peut-être tirée de la vie des Esquimaux de la terre de Baffin, le pays où le divorce est inconnu et où la vie se fait avec autant de délices que les pays où les divorces sont grandement favorisés. L’explorateur Sir J. Williams-Green, de retour de quatre mois passés au pays des Esquimaux a déclaré cette semaine que ce peuple nomade avait trouvé la véritable solution du grand problème qui travaille les peuples civilisés.

«La solution, dit-il, est dans l’imitation des Esquimaux primitifs, qui ne connaissent pas le divorce, puisque leur race est le développement d’une vie économique mutuelle, dans laquelle la femme demeure à l’iglou – sorte de cabane de glace – pour y mâcher la dure botte de peau de phoque de son époux, de sorte qu’elle soit plus flexible et plus confortable pour ses courses à travers les neiges et les glaces polaires.»

«Ayant continuellement la disette à sa porte, l’Esquimau est le plus joyeux des hommes du monde. Ses nécessités sont peu nombreuses, ses goûts sont simples, et à la Terre de Baffin, il est complètement monogame, dévoué à sa femme et à ses enfants. Sa peuplade est nomade, continuellement en circulation, et pendant que son épouse s’occupe des travaux domestiques, sa principale fonction est d’assurer le confort aux pieds de son mari, pendant ses longues parties de chasse. Elle mâche sa botte, pour rendre flexible la peau de phoque, durcie par la température glaciale de l’endroit.»

«Au Groenland, les Esquimaux sont plus amateurs de la variété et ils aiment à faire l’échange d’épouses, mais l’Esquimau de la Terre de Baffin demeure fidèle à son premier amour, malgré que celle-ci lui est destinée par le sort, les femmes étant moins nombreuses que les hommes. Il arrive quelquefois que les enfants d’un Esquimau miséreux sont adoptés par un qui est dans l’aisance, c’est-à-dire, qui possède un bon traineau, une quinzaine de très bons chiens et plusieurs caches de poisson et d’œufs gelés.»

 (Le Petit Journal, 16 octobre 1927)

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