Placard

Crédit: Pexels

Suite à la mise en ligne de mon billet d’hier – billet qui traitait de la façon d’assumer ou pas sa vie privée lorsque l’on alimente un blogue – j’ai beaucoup repensé à ce que j’y ai écrit.

Parce que clairement, et ceux qui me lisent depuis longtemps en savent quelque chose, j’ai raconté vraiment beaucoup de choses ici. Des anecdotes familiales que, je l’avoue, n’importe qui d’un minimum sain d’esprit aurait plutôt décidé de garder pour lui (ou elle!).  Histoire de se garder une petite gêne!

Mais surtout, parce qu’en cette ère de médias sociaux poussée à l’extrême, une époque dans laquelle on nous invite plutôt à présenter cette vie si parfaite qui est supposée être la nôtre, quitte à la passer sous photoshop, avouer qu’on a une famille un brin dysfonctionnelle, qu’on ne sait pas toujours ou on s’en va, et que, la plupart du temps, on est complètement dépassée… on se garde habituellement bien de le crier sur les toits !

Parce que c’est bien loin d’être digne d’Instagram, n’est-ce pas ?

Mais la vérité, c’est que moi qui ai longtemps voulu me confondre avec ce que j’imaginais être la norme, préférant mille fois mieux éviter de parler de ma famille que de risquer d’être jugée en fonction d’elle, j’ai découvert en décidant de tout assumer ici une liberté que je n’aurais jamais pu imaginer jusque là.

Parce que ce faisant, j’ai réalisé à quel point je n’avais pas le monopole des histoires familiales échevelées d’une part. Mais surtout, que depuis Adam et Ève au moins, et cela même dans les meilleures familles, il suffisait parfois de gratter juste un peu pour trouver toutes sortes d’histoires. Des vertes et des pas mûres, comme le dit si bien le proverbe. Chaque époque ayant ses tabous. Ceux d’aujourd’hui donnant l’impression que ceux d’hier étaient un peu insignifiants si on oublie de les regarder sous la loupe des normes sociales de l’époque.

Bref, tout cela pour dire que parfois, les barrières, on se les construit peut-être soi même.

Aussi, j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui cette présentation Ted Talk que j’ai trouvée vraiment inspirante. Et qui raconte justement à quel point être vrai, face à soi mais, surtout, face aux autres, c’est libérateur !

Et vous ? Qu’y a t-il dans votre placard?

Parce que le grand ménage, parfois il arrive que ça aide vraiment à respirer !

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2 commentaires sur “Placard

  1. Et puis je trouve que c’est finalement plus intéressant d’avoir des « vraies » histoire (belles ou moins belles) plutôt que juste une façade en mode paillette qui ne refléterai en rien la réalité.
    L’autre jour j’ai appris qu’une bloggeuse que je suis était limite en dépression par une amie commune, alors que sur son profil public elle a une vie de rêve : enfants merveilleux, mari super amoureux, physique sportif a plus de 40 ans, succès professionnels… Alors je comprends que pour son boulot (son blog est associé à son travail) elle est besoin de se montrer inspirante pour les autres, mais une telle différence, c’est trop.
    Pourtant cela la rendrait juste plus humaine et « comme nous » si elle partageait aussi certains de ses déboires… J’ai trouvé ça triste pour elle.

    1. Oui, je trouve ça platte moi aussi quant je vois que la belle vie que prône la personne qui écrit, ce n’est que tu vent. Pas tant pour le lecteur que pour la personne qui écrit et qui se raconte des histoires bien plus à elle même qu’aux autres. Vive l’authenticité!

      Marie

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