Qui saurait dire?

Pixabay

Qui suis-je ? Où vais-je?

Ces questions, l’humain ne se les pose-t-il pas depuis la nuit des temps ?

Mais encore ?

Et si, comme dans un jeu de serpents et échelles, une question devait en emmener une autre ?

Et si une porte ouverte devait en proposer douze nouvelles devant lesquelles ne pouvoir se résoudre à choisir ?

Ou pire, et si on ne savait pas définir laquelle ouvrir?

Ou encore, qu’on se trompait et que nous n’ouvrions pas la bonne ?

Ais-je fait le tour avec tous ces mots coulant à flot?

Vais-je finir par me noyer dans ce verre de mots déversés?

Devrais-je enfin décider d’aller voir ailleurs si j’y suis ?

En ais-je trop raconté ? Pas assez ?

Ais-je été entendue ?

Finirais-je ignorée ?

Écrire? Crier?

Ou choisir de me taire?

Quoi d’autres encore ?

Et si je me perdais en route ? Qui indiquerait son chemin à l’égarée?

Dis ? Est-ce qu’on s’aime encore nous deux?

Ou le quotidien vorace nous aura-t-il avalé dans quelques détours sans qu’on en sache rien ?

Ou alors que nous étions occupés à regarder ailleurs?

Et à notre insu, dénoué les ténus liens du nous ?

Sommes-nous donc arrivés au bout de la route ? Là où sur les cartes-routières, les chemins se séparent ?

Comme à un carrefour?

En avons-nous trop vécu? Ou seulement pas assez partagé ?

Et dis-moi? Où nous sommes-nous donc perdus de vue ?

Le sais-tu seulement?

Et si le sentier trouvé par erreur était le bon ? Celui sur lequel on était destiné à s’écarter après avoir été en bref instant déroutés?

Et si sur ce chemin trouvé presque par maladresse, on se retrouvait, soi?

Et qu’en cours de route, on redevenais nous?

Peut-être serions-nous plus unis qu’ensemble ?

Deux mais de nouveau un ?

Le saurais-je alors ?

Le sentirions-nous seulement ?

Et puis, je me dis…et si la vie, ce n’était rien d’autre qu’un flash entre deux néants ?

Un trouble de vision ?

Ou un effet de l’esprit ?

Ou mieux, une suite d’effets spéciaux en un instant projetés sur l’écran de nos yeux refermés ?

Comme en un bref clignement des yeux?

Sentirais-je alors le mot de la fin venu?

Ou de nouveau un début ?

Un peu, peut-être, comme une lumière qu’on rallume après l’avoir éteinte?

Mais qu’est-ce donc que tout cela ?

Comment dire ?

Des questions banales? Des réponses impossibles à trouver ?

Qui sait ?

Et surtout, qui saura répondre ?

Peut-on me le dire ?

Quelques suggestions de lecture supplémentaire :

Gribouillis sur coin de table

  Assise en apesanteur Sur un mince fil entre deux rives Le cœur déserteur L'esprit à la dérive.   Les pieds dans le vide La tête ailleurs Fugace astéroïde Que ce cœur baladeur!   Fragile équilibre Un instant maintenu Que l’on tente de retenir Avant qu'il ne soit rompu.

À l'abri du monde

Mon grand-père est sans aucun doute l’image masculine la plus positive que je conserve à l’esprit !  Lorsque je pense à lui, je ne peux m’empêcher de ressentir une gratitude sans nom pour l’homme qu’il[...]

Le motif dans le tapis

Parfois, un peu comme le font ces autistes qui se mettent à ce concentrer intensément, et presque de façon obsessionnelle, sur un détail que d’aucun jugeraient sans importance, j’ai l’impression que la vie est pleine[...]

Non-dits

«Seuls les petits humains se présentent sans faiblesse. Les grands, eux, dévoilent courageusement leur vulnérabilité parce qu’ils savent se relever.»                            (-Sarah Dulude,[...]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.