Retour à l’anormal

Chaos, Dave Pearson, Flickr

Il y a des moments de vie pendant lesquels je me dis qu’il vaut parfois mieux cesser d’essayer d’avoir prise sur son environnement, et s’asseoir un petit moment.

Parce que clairement, on a l’impression de se trouver au théâtre, devant un mauvais vaudeville !

Mais que paradoxalement, un peu par voyeurisme mais aussi, parce qu’on a rien trouvé de mieux à faire, on ne peut s’empêcher d’être curieux de voir jusque où tout ça va aller!

Ces temps-ci, je l’avoue, je n’écris pas beaucoup.

De même que j’ai cessé de raconter les développements de cette saga de vente de notre duplex à mon entourage tout autant qu’à vous!

Pourquoi ?

Tout simplement en l’honneur de cette toute petite trace d’orgueil qu’il me reste …. et que j’espère encore parvenir à préserver!

Parce que si dans les faits, nous avons mis notre maison en vente en février dernier, que nous avons de très nombreuses visites (trop!), et que, comble de la chance, nous sommes parvenus à avoir deux offres d’acheteurs éventuels intéressés d’acquérir notre propriété, nous nous retrouvons néanmoins constamment au point de départ. Le premier acheteur nous ayant fait une offre exagérément basse que nous avons du refuser. Le deuxième avec lequel nous nous sommes entendus sur le prix (Hourra!). Qui a passé à la banque pour obtenir son financement (Double Hourra !)

– Ça y est? C’est bon? On fait nos boîtes ?

Mais qui s’est vu refusé par l’organisme chargé d’assurer les hypothèques (Ah Nonnnnn !)

Mais comme les «bonnes nouvelles», ça vient rarement seul semble-t-il, et comme dans un effet de dominos, nous avons donc du nous résoudre à laisser passer ce logement sur lequel nous nous étions manifesté.

Puis, nous avons aussi cessé de faire nos boîtes.

Mais voilà que le lendemain, nous apprenions que ces éventuels acheteurs souhaitaient revenir à la charge, un endosseur étant présumé avoir accepté de signer pour eux.

– Ça y est? C’est bon ? On les fait ces cartons ?

Rebelote le lendemain avec un deuxième refus de l’organisme chargé d’assurer les hypothèques!

Mais voilà, clairement ces derniers mois, devant les hauts est les bas des développements qui ont semblé tout avoir des montagnes russes, j’en suis venue à me dire que rien n’est jamais ce qu’il semble être dans ma vie. Une bonne nouvelle une journée ? Son contraire le lendemain ! De sorte qu’après en avoir beaucoup discuté avec l’Homme de la maison (trop !), nous en sommes venus à cette conclusion que la vie tentait peut-être seulement ainsi de nous faire savoir qu’elle avait d’autres projets pour nous. Et que devant ses moyens, nous n’étions clairement par de force!

À preuve, ce sentiment d’aller constamment à contre-courant. Ou encore, de marcher dans des sables mouvants. Vous savez ? Ces fameux sables dans lesquels, plus vous bougez, plus vous vous enfoncez…

Bref ! J’ai fini par me dire qu’il en allait peut-être ainsi de ma survie. En cessant de bouger. En acceptant de devenir zen et de m’en remettre au fameux «flow» dont on parle dans les livres de psycho-pop! En m’en remettant à l’intelligence infinie ! Parce que clairement, en ce qui me concerne, et cela même si le monde entier semble savoir ce qu’il veut (y parvenir souvent même!) et où il s’en va, dans ma vie à moi, il semble bien que je doive me résoudre accepter que tout est chaos. Que je ne contrôle absolument rien. Que surtout, je ne sais pas où je m’en vais!

Alors, comme pour montrer que nous étions zen, adaptables, ouverts, nous avons fini par nous dire que finalement, ce n’était sans doute pas si horrible d’envisager de ne pas déménager. De faire des travaux et d’envisager de finir par nous sentir chez-nous à la ville tout autant que nous l’avons été en banlieue.

Et, comme pour initier le mouvement, nous nous sommes empressés de faire venir des professionnels en construction afin d’avoir des estimations de coûts pour les travaux à venir. Mais surtout, pour sentir que nous reprenions un tant soit peu de contrôle sur nos vies.

E-R-R-E-U-R !!

Car hier en fin de journée, notre agent d’immeubles nous appelait, non pas pour venir ramasser ses pancartes «A VENDRE» comme nous nous en attendions! Mais pour nous dire que l’acheteur souhaitait revenir à la charge, co-signataire avec son frère dans l’achat. Encore !!!

Rien de moins que le retour à l’anormal!

Encore et encore !

Sauf que là, on a dit N-O-N!

Un non affirmé. Senti. Appuyé.

Comme quoi. il y a peut-être de l’espoir !

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