Romain Gary, ou lorsqu’on a plus la vie devant soi

«Je me demande si toute ma vie n’a pas été, aussi bien comme romancier que comme changeur de métiers si je puis dire, un effort de ne pas être moi-même. Et le roman le permet. Je souffre de claustrophobie dans ma peau. Je m’enferme chez moi à Majorque pendant l’été et je travaille. Je travaille en général sept à huit heures par jour parce que lorsque je ne travaille pas, je me trouve nez à nez avec moi-même. Je me connais assez, ce n’est pas une compagnie tellement agréable. Travailler c’est devenir des personnages, écrire des romans, devenir quelqu’un d’autre, s’échapper, vivre des vies et des aventures de personnages imaginaires que l’on aurait aimé être ou au contraire, que l’on éprouve la grande joie de ne pas avoir été. Je crois que tout le monde, de temps en temps, pas simplement les auteurs et les acteurs, nous avons tous envie d’être quelqu’un d’autre, de nous échapper à nous-mêmes. Et c’est d’ailleurs pour ça que nous lisons. Une lecture vous permet d’échapper à votre personnalité, de devenir quelqu’un d’autre, de devenir un personnage de roman

(-Romain Gary à propos de «La nuit sera calme», 1974. Source: ina.fr)

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