Se pourrait-il que nous soyons devenus des parents obsédés de présence ?

Crédit: Photo-libre.fr
Vendredi dernier, alors que dans ma vie c’était le chaos, ma cousine donnait le jour à une magnifique petite fille qu’elle et son conjoint ont prénommée Béatrice. 
Comme quoi, même un vendredi 13, de belles choses peuvent se produire n’est-ce pas ?

Et puis, ce matin, en lisant mes journaux, sur papier et sur Internet, je suis tombée sur un article qui parlait justement du fait d’être parent (Passez donc moins de temps avec vos enfants, Slate), et de notre façon d’élever notre marmaille. Et qui posait la question de savoir si en cours de route, nous n’étions pas devenus des parents obsédés de présence… Causant ainsi à nos enfants plus de préjudice que nous ne l’aurions imaginé. Notre tendance à les surprotéger leur causant finalement plus de tort qu’autre chose en les privant peut-être ainsi de certains apprentissages essentiels…

Et comme j’ai cette tendance à conserver une multitude d’articles sur lesquels je tombe – de ceux qui savent attirer mon attention, bien que je ne sache pas nécessairement au moment ou je les découvre, à quel usage j’utiliserai l’information que j’y ai trouvée – voici que je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec ce vieil article trouvé sur le site du magazine Fémina et qui expliquait que finalement, ce concept d’être une super maman était en fait une idée relativement nouvelle. 
Alors que dans le passé… on s’en fichait royalement !
« De fait, des siècles durant, la femme se contentait d’enfanter. Selon le milieu social auquel elle appartenait, elle avait à prendre soin «techniquement» de son bébé, sans forcément s’impliquer sentimentalement, ou le confiait à des nourrices puis à des précepteurs. C’est dire si les liens d’attachement pouvaient être distendus, voire inexistants. Ce qui n’avait pas d’ importance puisque le rôle d’un(e) descendant(e) était avant tout d’être utile à sa famille. » (Ëtre une bonne mère, avant on s’en fichait! Fémina, 8 mai 2011)

L’idée n’est pas sans intérêt et la question se pose sans doute! Alors que récemment l’américaine Anne-Marie Slaughter se demandait comment concilier travail et famille, nous pouvons en effet nous demander si une partie de la réponse ne résiderait justement pas dans cette constatation que nous en faisons peut-être un peu trop ? 

Pour ma part, jamais je n’oublierai cette table de billard que ma sœur, mon frère et moi avions construite, un certain dimanche pluvieux, il y a de cela presque vingt-cinq ans! Utilisant une planche autour de laquelle nous avions cloué des 2×4. Et donnant  à un manche à balai que nous avions justement délesté de son balai…. une nouvelle vie à titre de bâton qui avait pour «mission» de frapper…des boules de gommes !

Et si l’ennui était la mère de la créativité ?

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3 commentaires sur “Se pourrait-il que nous soyons devenus des parents obsédés de présence ?

  1. Un nouveau poupon dans la famille est toujours le bienvenue n'est-ce-pas? C'est loin derrière moi le temps où mon fils était enfant. Mais en lisant ce billet,je constate que les mêmes questionnements se posent encore aujourd'hui. J'ai gardé beaucoup d'enfants tout en élevant mon fils.Dans ces années là on laissait aussi beaucoup les enfants créer leurs activités tout en les surveillant quand même. Et je voyais beaucoup de culpabilité des parents à laisser leur enfant ce qui est encore aujourd'hui pour certains d'entre eux.Moi,je ne connais pas ce sentiment de laisser mon enfant à la garderie.Mais par contre ce que je constate,c'est que plusieurs enfants ne savent plus jouer seuls. J'ai bien ri en lisant le dernier paragraphe de ton billet.Les enfants se font « organiser « par les gardiennes et les parents.J'ai fait le tour de plusieurs garderies et des tout petits bébés s'accrochaient après moi pour se faire prendre et bercer. Ce que je faisais avec plaisir et ensuite me faire réprimender par la gardienne qui me disait d'arrêter parce qu'elles n'ont pas le temps pour ça.J'étais déchirée entre le besoin de l'enfant et la demande de la gardienne. On le place plus loin et on lui donne un jouet point final.Comment fait-ton pour combler les besoins d'un tout petit si les parents ne sont pas là et la gardienne qui n'a pas de temps pour lui?L'enfant ne choisi pas de se faire prendre et bercer de telle heure à telle heure dans la journée. Loin de moi l'idée de juger,mais je me pose des questions.Les enfants sont très encadrés à la garderie,à la maison souvent et ensuite à l'école.Des petits robots comme dis mon fils et j'ai tendance à pencher parfois de ce côté. Je lève mon chapeau aux parents qui « dealent » avec cette vie qui va vite. Entre le boulot,la famille,le mari ,la famille,la maison, les parents et amis,il ne reste pas beaucoup de temps pour improviser. Tout est réglé au quart de tour.Ce doit être mieux que dans l'ancien temps mais reste qu'il y a des hauts et des bas.Rien n'est jamais parfait en ce monde. Bonne fin de journée Marie j'aurais bien joué au billard moi aussi…ce que je n'ai pas fait depuis trop longtemps.

    1. Bonjour Étoile ! Ne t'en fais pas ! Moi aussi, il arrive que je « m'égare » lorsque j'écris 🙂 Quant au fait de faire garder nos enfants, c'est vrai que c'est tellement générateur de culpabilité. Moi même, j'ai du retourner au travail beaucoup plus tôt que prévu lorsque j'ai eu mon fils car j'avais finalement obtenu un poste….alors que j'attendais cela depuis 7 ans ! Et si je disais non, je savais que je n'aurais probablement rien au retour de mon congé. Je suis toujours dans ce poste aujourd'hui, même si au moment ou je l'ai obtenu, ça m'a demandé de trouver une bonne garderie en quatrième vitesse. Heureusement, je suis bien tombée, dans une petite garderie en milieu familial. Mon fils y a été jusqu'à ce qu'il entre à la maternelle. Mais c'est vrai que c'est déchirant d'aller porter nos enfants tous les matins. En ce qui nous concerne, nous avons toujours fait le choix de passer toutes nos vacances avec lui mais je pouvais voir que certains parents choisissaient de prendre des vacances seuls, sous prétexte de se reposer…. C'est ce côté que je ne suis jamais arrivée à comprendre pour ma part… C'est vrai qu'être parent, c'est parfois difficile mais eux aussi ont besoin de décrocher de la garderie de temps en temps il me semble ?

      Marie

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