Sommes-nous trop connectés ?

Sommes-nous trop connectés ?

Dans un monde ou nous nous attachons de plus en plus à ces technologies qui nous assurent de demeurés en lien avec le monde extérieur (courriels, blackberry, médias sociaux…), et délaissons de façon inexorable tout ce qui nous en isole un tant soit peu, tels le livre sur format papier et le téléviseur, la question se pose. Dans notre monde sur-connectés, il peut sembler en effet difficile parfois d’être seul.

Juste seul.

Banalement.

Si la chose procure tout de même quelques bénéfices, comme la crise arabe des derniers mois qui a été largement favorisée et démultipliée par le fait que les informations pouvaient maintenant circuler d’une personne à l’autre à une vitesse inimaginable il y a dix ans encore, grâce aux médias sociaux tels Twitter et Facebook notamment, n’en demeure pas moins que les effets ne sont pas toujours seulement positifs. Comme la panique engendrée par des rumeurs qui ont mené à la récente crise économique… Ou plus banalement, comme ce qu’on appelait autrefois des légendes urbaines et qui aujourd’hui, se répandent un peu comme la mauvaise herbe ou encore, comme une trainée de poudre, de façon électronique, dans nos comptes e-mail… N’avez-vous en effet jamais reçu ce genre de courriels qui vous invite à éviter tel stationnement de centre commercial, un fou y enlevant et y violant les femmes ?

Ou encore, cet autre modèle de « film de peur » qui vous dit que dans les jeux pour enfants, on a retrouvé des seringues ?

Et je ne parle même pas ici de ce roi riche mais déchu d’Afrique du Sud qui pour retrouver sa fortune, à besoin de votre aide ! De la vôtre précisément ! Sans préciser toutefois que c’est surtout de votre « fortune » à vous dont il a besoin…

Quelque part, je me demande si toute cette « interconnectivité » qui bien souvent m’étourdit ne m’empêche pas tout simplement de réfléchir. Et si elle n’est pas la cause de ce trop fréquent sentiment qui m’écrase d’être sur-sollicitée et sur-stimulée sans arrêt. Et d’accorder trop de temps aux choses sans importance ou sur lesquelles je n’ai pas de réel pouvoir, au détriment des personnes qui me sont chères et des choses qui me tiennent à cœur. Car d’avoir l’esprit sans cesse rempli à pleine capacité, c’est un peu comme un oreiller trop gonflé: les deux finissent bien souvent par donner mal à la tête !

Parfois, je m’ennuie de ces dimanches de ma jeunesse, journée pendant laquelle les centres commerciaux étaient fermés et les amis occupés avec leurs familles…

Je m’ennuie de ces journées ou le temps semblait soudainement s’allonger de façon inexplicable, un peu comme les montres molles de Dali qui sur la célèbre peinture, semblent fondre et s’étendre sans fin…

Ce temps ou je ne savais pas toujours quoi faire de ma peau !

Et de moi qui finissais pas aller s’enfermer avec un livre. Seule.

Tout cela pour dire que demain, je prendrai congé. Pas de chronique. Pas de mot.

Juste le silence pour faire de cette journée de mon anniversaire un moment ou je savourerai chaque instant, comme dans le bon vieux temps 😉

Déconnectée !

Comme une toute petite pierre perdue sur la grève parmi des centaines d’autres…

On se dit «à dans quelques jours» alors ?

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