Un brin de folie

IStock
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Vendredi; le soleil est perché bien haut au-dessus des nuages de la ville grise, et la poulette grise, les oiseaux gazouillent et toutes sortes d’odeurs intéressantes émanent des monceaux de neige qui fondent.

C’est définitivement le printemps qui approche.

Comme à chaque printemps, j’ai décidé de faire le ménage de ma garde-robe et de faire le ménage de mes mèches rabougries. Du nouveau linge et une nouvelle coupe de cheveux, c’est de la magie pour l’estime. Ce printemps-ci, mon premier printemps en tant que jeune femme urbaine et mariée, j’ai opté pour une « pixie cut », très courte avec une longue frange du côté droit. Parenthèse : j’ai lu quelque part que le côté de la frange en dit long sur ce qui se cache dans la grange, et la poulette blanche.

À chaque fois que je passe aux ciseaux, je ne m’attends jamais à toutes les histoires qui suivent. Et comme un cheveu sur la soupe, je croise quelques collègues. La première me décrit la coupe de cheveux qui a marqué son enfance; très long avec une belle frange, un beau « toupette » bien carré. La deuxième me raconte que ma coupe de cheveux lui rappelle le « poster » de Pat Benetar que son père gardait bien affiché dans le garage de leur maison familiale. Deuxième parenthèse : je ressemble plus à l’acteur dans « Maman, j’ai raté l’avion » qu’à Pat Benetar mais je ne contrôle pas les souvenirs de mes collègues de travail.

J’entre dans un café. La fille au comptoir me dit qu’elle aime ma coupe (de cheveux). Je lui dis que c’est un nouveau look. Elle me raconte qu’elle a toujours rêvé de se faire couper les cheveux courts mais qu’elle attend sa fête de 21 ans. Elle m’explique qu’aucun garçon de son âge ne s’intéresse aux filles à cheveux courts parce que ça démontre une certaine confiance en soi. Je me dis qu’il n’y a pas d’âge pour la confiance.

À chaque printemps, à chaque coupe de cheveux, les histoires abondent. Les cheveux, comparativement aux autres indices physiques (vêtements, maquillage, accessoires) semblent avoir conservés ou obtenus une certaine neutralité sociale. Tout le monde parle ouvertement de leur cheveux; d’ethnicité en ethnicité, d’âge en âge.

Mes cheveux me rappelle différente étape de ma vie en passant par pas de cheveux à 1 an jusqu’à les cheveux jusqu’au nombril au secondaire. Nos cheveux nous rappellent toujours certains souvenirs et certains moments. Peut-être les cheveux puisent-ils leur magie dans leurs racines bien ancrées dans nos têtes? Un peu de jus d’hypothalamus stimule leur croissance?

Et vous, avez-vous une histoire de cheveux?

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