Une société de déficients sociaux ?

Crédit: IStock
Crédit: IStock

Sommes-nous tous devenus des malpolis ? Des déficients sociaux ? Des handicapés des bonnes manières ?

Parfois je me le demande ! Surtout que des événements récents m’ont personnellement emmenés à me questionner sur le sujet…

La semaine dernière, alors que j’étais sur Facebook, je suis tombée sur cet article d’un magazine que j’aime bien et qui posait la question de savoir si la cigarette devrait être interdite dans les parcs, de manière à protéger la santé des enfants. Le tout partant du principe, comme le disait cet article, qu’Anne Hidalgo, mairesse de Paris, avait annoncé la semaine prédédente qu’il serait bientôt interdit de fumer dans l’un des jardins publics de la ville, à titre d’expérimentation. Ce projet visant à protéger la santé des enfants d’une part. Mais aussi et surtout, le portefeuille de la ville alors que chaque année, les employés municipaux doivent ramasser rien de moins que quelques 350 tonnes de mégots…

Impact financier à l’avenant bien sur !

J’ai quant à moi été littéralement renversée de voir le nombre de commentaires qui se sont alors mis à pleuvoir, les uns étant pour, d’autre contre. Certains autres préférant plutôt se faire prophètes du vivre et laisser vivre.

Mais au-delà du nombre de commentaires dont le flot ne semblait pas vouloir se tarir, même deux jours plus tard, c’est surtout le ton de certains d’entre eux qui m’a complètement sciée!

Comme si parce qu’ils étaient devant un ordinateur (donc pas vraiment devant de vraies personnes?), ces contributeurs avaient le droit de sortir leur venin et cela, avec le moins de classe possible ! (dans le genre jurons en majuscules, propos blessants, etc…)

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Jeudi dernier, alors que j’étais dans un métro bondé de l’heure de pointe de fin de journée – le nez collé à la porte – j’ai été témoin du flagrant manque de savoir vivre de certains passagers qui s’y trouvaient alors, ceux-même qui avaient la chance d’avoir une place assise….

Lors d’un arrêt à une station, une femme enceinte, dont le ventre presque aussi gros qu’une montgolfière ne laissait aucun doute quant à son état, était là à tenter du mieux qu’elle le pouvait de se tenir debout.

Lorsque je me suis rendue compte, une station ou deux plus loin qu’elle était toujours debout, que personne ne lui avait offert sa place, j’ai été estomaquée !

Au point – comme espérant lancer un message dans l’univers – de dire à cette dame, à haute voix, que si j’avais eu une place, je la lui aurais offerte avec joie….

Combien de fois dans ma vie ais-je regretté de n’avoir pas dit tout haut ma façon de penser, me suis-je alors demandé ?

Cette fois-ci, ça ne serait pas le cas puisqu’arrivée à ma station, je me suis permis de m’adresser directement à ces personnes dont les regards fuyants et la soudaine envie de dormir avaient trahis, bien malgré eux, leur manque d’envie de céder leur siège…

Et en les regardant dans les yeux, tout juste avant de sortir du wagon, je leur ai dit à quel point à cet instant précis, j’avais honte d’être montréalaise…

L’histoire ne dit pas si la dame à pu s’asseoir ensuite bien sur mais l’expérience m’a quant à moi découragée de l’espèce humaine !

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LePointSi j’évoque ces deux anecdotes somme toute banales pour toute personne confrontée à la proximité des villes, c’est que cette semaine, le magazine français Le Point consacre son numéro à un dossier spécial sur ce qui semble être le triomphe social des mal élevés, impolis, gougats et autres sans gêne.

Dans ce numéro, on raconte notamment que 60% des français considèrent que le manque de savoir vivre et l’agressivité des gens constituent la principale source de stress. Et celà, bien avant l’insuffisance d’argent et le manque de temps. Bien qu’il s’agisse là d’une étude française, j’ai comme l’intuition que le même genre d’analyse ici au Québec donnerait lieu à des résultats sensiblement similaires…

Quoi qu’il en soit, c’est ainsi je pense, à travers tous ces petites agressions du quotidien, que notre monde perd chaque jour un peu de son humanité !

Je me le demande alors: Sommes-nous tous devenus des malpolis ? Des déficients sociaux ? Des handicapés des bonnes manières ? Et le cas étant, avons-nous atteint un point de non-retour?

J’aimerais croire que non !

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