X, Y, Z… L’alphabet des générations

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Ah les différences entre les générations !

On a pas fini d’en parler n’est-ce pas ?

Voici qu’au début de la semaine, je suis tombée sur ce texte d’opinion paru dans La Presse qui parlait de nous, la génération X.

Parce que vraiment, à force d’entendre parler des Boomers qui ont réinventé le monde à leur époque d’un côté, et des Milléniaux qui de l’autre, si l’on devait en croire tout ce qu’on dit à leur sujet, seraient rien de moins que la réincarnation de l’illumination divine (après eux le déluge n’est-ce pas?), c’est à croire que nous, les X, nous serions rien de moins qu’un mythe.

Et que très certainement, nous n’avons jamais existé !

Avec nous, le grand néant!

Toutefois, paradoxalement, je me suis beaucoup reconnue dans les propos de cet enseignant en sociologie. Car Neil Amstron sur la lune, le film Breakfast Club dans nos bonnes vieilles télé non connectées, les soirées passées au téléphone (le vrai, avec un fil) à parler avec nos amis, les interminables heures à attendre un appel, Tchernobyl au bulletin du midi, puis du soir (parce que l’info en continu, ça n’existait pas!), la chute du mur de Berlin,… c’est clairement nous tout ça !

Mais la question que l’on peut se poser c’est de savoir si vraiment, nous les X, sommes vraiment synonyme de fin du monde !

Et après nous? pourrions-nous nous demander.

Bah rien!

Chaque fois que je découvre un article comme celui-ci qui parle des différences entre générations, je suis toujours, je l’avoue, un peu mitigée. Parce que, si bien sur les événements historiques constituent la toile de fond de la réalité d’une génération par rapport à une autre, je me dis que n’en demeure pas moins que c’est le propre de la jeunesse de croire qu’elle a quelque chose à prouver à ceux qui sont passés avant. Et que ceux-ci l’ont bien sur eu plus facile.

À tort plus souvent qu’à raison !

Toutefois, s’il y a une chose que je n’envie pas du tout à cette génération que l’on dit des Milléniaux c’est ce que je ressens comme une grande fragmentation de l’humain et du social. Aujourd’hui, j’ai l’impression en effet qu’on ne discute plus banalement de la pluie et du beau temps par exemple. Pas plus qu’on ne s’appelle juste pour entendre la voix de l’autre. À la limite, aux oubliettes ces papillons que l’on ressentais aux débuts d’une relation.

Ben non!

Parce qu’aujourd’hui, la vérité c’est qu’on se texte pour ne pas se déranger. On se «courrielle» pour se donner bonne conscience et avoir l’impression qu’on ne se perd pas de vue. Et pour les plus jeunes, dans certains cas, on se géolocalise pour trouver un «prospect» potentiel de nos aventures amoureuses.

Il me suffit de regarder mon fils qui à 11 ans déjà rêve d’avoir un téléphone portable intelligent mais qui, paradoxalement, gèle littéralement sur place et se décompose illico à l’idée de devoir parler à sa grand-mère qui souhaite lui dire bonjour au téléphone…et je me dis que décidément, nous vivons une bien drôle d’époque !

Celle dans laquelle on ne se parle plus. Et dans laquelle vous voyez passer une ombre d’angoisse dans les yeux de cet inconnu que vous saluez banalement au café. Parce que, comme c’est le cas de 99% de la population, j’en fais le pari, nous croisons les mêmes personnes encore et toujours aux mêmes endroits jour après jour, pourquoi alors ne pas se saluer que je me dis!

INEPTIE !

Parce que de nos jours, on a beau vivre dans la société la mieux équipée de tous les temps lorsqu’il est question de modes de communication à notre portée, il semble que ça ne se fasse tout simplement plus de se parler! La personne devant vous semblant alors avoir cette conviction profonde que ce bonjour pas si anodin que vous lui lancez est sans équivoque le signe indéniable…. qu’il finira dans le coffre de votre voiture.

Au fond, je me demande si tous ces changements auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, ce n’est pas plus structurel que générationnel….

Mais une réalité s’impose à mon esprit !

Grands dieux ! Pour rien au monde, je ne voudrais avoir 20 ans aujourd’hui !

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