Les mots des autres…Six degrés de séparation

Crédit: IStock

Certaines de nos lectures nous laissent parfois un sentiment de plénitude une fois la dernière page refermée… C’est le cas de «L’angoisse du poisson rouge» de Mélissa Verreault, dont je viens de terminer la lecture.

Je vous laisse donc avec cette magnifique citation… Et vous parlerai de cette lecture dans les prochains jours.

«Nous nous croyions exceptionnels avec nos vies remplies d’anecdotes improbables et nos destins alambiqués. Nous n’avions pas pris conscience que c’est la norme. Tous ont une histoire incroyable. Il n’y a pas de vie simple. On a l’impression que certaines existences sont sans intérêt. C’est qu’on  ne connaît rien de leurs chicanes de famille, de leurs déchirures amoureuses, de leurs maladies incurables, de leurs départs impromptus, de leurs enfants perdus, de leurs incendies dévastateurs, de leurs fortunes dilapidées, de leurs cordes au cou. Pas plus qu’on ne se doute des grands bonheurs qui accompagnent ces sourires en apparence satisfaits. On ne saisit jamais quelle part d’impossible cachent les regards qu’on croise. On dit que six degrés nous séparent de tout le monde sur la planète. Que nous sommes liés les uns aux autres par un maximum de cinq personnes interposées. C’est beaucoup moins que ça, j’en suis certain. Nous sommes liés les uns aux autres sans que rien nous sépare, tous semblables que nous sommes dans notre tentative infinie de nous reconnaître sur les visages qui défilent devant nous»

(-L’angoisse du poisson rouge, Mélissa Verreault, page 423)

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