Micro fiction: de la littérature extrême

Crédit: Photo-libre.fr


À notre époque de vitesse extrême et de phrases qui, sur Twitter par exemple, doivent tout dire en 140 caractères ou moins, il semble que même le fait de lire un livre soit en passe de devenir un sport extrême… 

C’est qu’avait lieu au Royaume-Uni aujourd’hui, 16 mai, la première édition de la Flash Fiction, cette nouvelle forme littéraire que l’on appelle également Micro fiction et qui consiste à écrire une très courte histoire dans laquelle nous aurons tout dit, en utilisant tout au plus de 150…à 1000 mots maximum !
Défi vous avez dit ?
Si vous avez envie de vous y mettre vous aussi,  un habitué du genre, David Gaffney y va de ses conseils sur le site du Guardian de Londres.
  • Commencez au milieu – Étant donné le format très court de votre histoire, vous n’aurez pas le temps de faire long. Allez directement à l’essentiel, soit à l’action de votre histoire;
  • Ne prévoyez pas trop de personnages – Dans un texte bref, vous n’aurez pas le temps de décrire vos personnages. Dans ce contexte, dites vous que même un nom peut devenir une information excédentaire;
  • Assurez vous que la fin…n’est pas à la fin de votre histoire afin d’éviter de tomber dans la recette, comme celles utilisées pour les gags par exemple et qui mènent inévitablement à un punch;
  • Utilisez bien votre titre afin que chaque mot soit utile à l’intrigue;
  • Faites résonner votre dernière ligne…longtemps après le mot « fin»
  • Et finalement, commencez par écrire long… Puis rétrécissez votre texte autant que vous le pouvez.

Pour ma part, je ne suis pas convaincue que j’y arriverais 😉

On en parlait sur la page du site Envie d’écrire. Mais aussi sur le site Internet du Guardian.

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6 commentaires sur “Micro fiction: de la littérature extrême

  1. Bon matin Marie,

    150 mots ? Trop difficile. 1000 mots à la rigueur ça peut aller.

    Lorsque j'ai participé au collectif de « Je plume, tu pinceaux » nous avions un maximum de 1500 mots et parmi les 4 textes que nous devions produire, il y en a un qui m'a donné des difficultés parce j'avais trop à dire et peu de mots pour le faire.

    C'est quoi cette nouvelle mode ? Ça fait partie du « aller vite le plus possible dans tout… ? »

    Et qu'en penseraient Victor Hugo et autres ? Ils ne seraient sûrement pas d'accord.

    Bonne journée,

    Marjo

    1. Vraiment pas évident comme exercice, c'est le moins que l'on puisse dire ! J'imagine pas contre que c'est le parfait exercice pour s'exercer à rafiner et organiser ses pensées afin d'aller à l'essentiel ! Mais j'avoue aussi que 150 mots me semblent excessivement peu pour faire passer une idée qui soit complète !

      Une bonne journée à toi !

      Marie

  2. J'espère que c'est une mode justement et que ça va passer.Le plaisir de la lecture pour moi c'est d'étirer le plaisir de lire des mots les uns après les autres sans stress.Si je n'avais pas assez de temps pour profiter de ma lecture je préfèrerais m'en abstenir. Mais je comprends l'excercice qui peut être amusant par contre.merci Marie et bonne journée.

    1. Je pense tout comme toi qu'il faut voir la chose plus comme un exercice sympatique et amusant que comme une façon régulière de lire les livres ! À trop vouloir faire court, parfois on se retrouve avec un contenu parfois bien mince !

      Une bonne journée à toi !

      Marie

  3. Misère!! Je n'adhère pas du tout!! J'ai beosin de détails, d'émotions, de jus pour mon imagination! Mon fils est entrain d'écrire son premier roman à 11 ans et il veut le terminer cet été. Je l'encourageais à mettre du détail justement pour décrire les lieux, les événements, les personnages, etc. Il veut en créer 8 de cette série et il veut être écrivain un jour, c'est ce qu'il me disait hier. Je me quesitonne… le dirigerais-je dans la mauvaise direction?

    Très bon billet en passant… tu me fais toujours réfléchir! J'adore ce que tu écris chère Marie. Bonne fin de semaine.

    1. Merci Carina ! C'est gentil 😉 Quant à ton fils, laisse le aller ! Il a bien le temps de se trouver d'autres ambitions de vie ! Mais d'ici là, si d'écrire lui fait aimer la littérature, il n'en sortira que gagnant à l'école. Tu ne penses pas ? C'est bien à cet âge je pense d'explorer ses envies: c'est ainsi qu'on découvre ce qu'on aime vraiment !

      Une bonne journée à toi !

      Marie

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